Les différents moyens de contraception

Il existe 3 types de contraception. La contraception hormonale, mécanique et enfin par stérilisation.

Contraception Hormonale

Contraception Mécanique

Contraception par stérilisation

La pilule

La pillule est un comprimé que tu prends à heure fixe tous les jours. Il en existe deux sortes.

  • Les pilules estroprogestatives ou pilules « combinées ». Elles associent un estrogène à un progestatif. Comment fonctionne elle ? Elle se prend sur un schéma 21 jours/7 jours de pause où surviennent les règles. Les oestrogènes ont de nombreuses contre indications. (accouchement récent, allaitement, tabagisme chez les femmes de plus de 35 ans, cholésterol, hypertension… )
  • Les pilules progestatives ne contiennent qu’une seule hormone à savoir de la progestérone, un progestatif, en quantité très faible. Elle se prend en continue, sans pause. Il y a souvent des saignements irréguliers (appelés spottings) au début puis le profil de saignements est variable suivant les femmes mais il y a souvent une aménorrhée (absence de règles) même si malheuresuement des saignemnts irrégiliers peuvent persister. Elles suppriment l’ovulation ou épaississent les sécrétions cervicales, empêchant le passage des spermatozoïdes. La pilule progestative a beaucoup moins de contre-indications.
  • Il existe néanmoins un dernier type de pilule. C’est un moyen de contraception d’urgence. La pilule du lendemain que l’on prendra le lendemain d’un rapport non ou mal protégé. 
    • À base de lévonorgestrel, la pilule du lendemain doit être prise au maximum 3 jours (72 heures) après le rapport à risque.
    • À base d’ulipristal, la pilule du lendemain doit être prise au maximum 5 jours (120 heures) après le rapport à risque.

Le stérilet

Le stérilet ou le DIU (dispositif intra-utérin)  hormonal ou au cuivre est un petit objet en forme de T d’environ 3 cm de hauteur et de largeur. Il s’insère par le col de l’utérus pour se loger ensuite dans l’utérus. Il en existe 2 sortes le DIU en cuivre et le SIU hormonal. Qu’est ce qui les différencie ?

 

  • Le DIU en cuivre laisse un cycle naturel à la femme. Ses règles ne s’arrêtent pas. Il ne contient pas d’hormones. Seul le cuivre agit contre les spermatozoides et les empechent d’arriver jusqu’aux trompes. Il empèche l’oeuf fécondé de se loger dans l’utérus.
  • Le SIU hormonal (système intra utérin) libère de manière continue une hormone progestative. Elle entraine l’epaississement de la glaire cervicale afin que les spermatozoides ne puissent plus passés.

A mon humble avis, je pense que le DIU en cuivre est le mieux pourquoi ? Il laisse un cycle naturel. Il n’y a aucune hormones de propagées. Cela reste un moyen de contraception « naturel ». Il n’aura pas d’incidences sur les règles, l’acné, les maux de tête.. tous les soucis hormonaux .. Dans les deux cas, ils ont une éfficacité théorique et pratique très hautes à savoir 99 %.

Le préservatif

Il en existe deux sortes:

 

  • Le préservatif masculin est une gaine en latex ou en polyuréthane (si allergie au latex). Il se déroule sur le penis en érection avant la pénétration. Attention toutefois quand tu le retires. Il faut bien le tenir à la base pour le retirer. Penser également à bien le tenir quand tu te retires de ton partenaire. 
  • Le préservatif féminin est une gaine en nitrile ou en polyuréthane munie d’un anneau souple aux deux extrémités. Il se place dans le vagin, afin de recevoir le sexe masculin au moment de la pénétration.Il peut être mis en place plusieurs heures avant le rapport sexuel. Il doit être changé à chaque rapport sexuel et entre chaque pénétration. Le préservatif féminin ne nécessite pas d’ordonnance. En plus de son caractère contraceptif, il constitue, avec le préservatif masculin, la seule protection contre les IST (infections sexuellement transmissibles). Il peut être utilisé seul ou en complément d’une autre méthode de contraception telles que la pilule, le DIU, l’implant … En revanche, il ne faut pas l’utiliser en même temps qu’un préservatif masculin. Il est très résistant. Contrairement au préservatif masculin, il ne nécessite pas que l’homme se retire juste après avoir éjaculé.

L’implant

L’implant est un petit batonet d’environ 4 cm de long sur 2 mm d’épaisseur. L’implant contient les mêmes hormones que la pilule progéstative. Il diffuse en continue une hormone féminine appelée Etonogestrel. La diffusion permanente de cette hormone supprime le cycle mentruel et l’ovulation. Une fois implanté dans le bras il est efficace 1 jour après la pause. Une fois implanté l’implant ne se sent pas et ne se voit pas. Il est valable pendant 3 ans. Une consultation 3 mois après la pause est nécessaire. Autrement il ne nécessite pas de suivie particulier. Certaines contre indications existent. Comme des troubles hépatiques, un cancer du sein ou des organes génitaux, une phlébite ou une embolie pulmonaire. Avant de prescrire un implant, le gynécologue doit évaluer les antécédents personnels et familiaux de la patiente, comme pour tous les contraceptifs hormonaux. Il coûte 106,44 € et est remboursé à 65 % par la sécurité sociale.

Le patch

Le patch contraceptif est un timbre de 5 centimètres sur 5 que l’on colle sur la peau pendant 7 jours. Il diffuse 2 types d’hormones, un oestrogène et un progéstatif.

Après 3 semaines d’utilisation, et donc 3 patchs appliqués successivement, on reste une semaine sans patch. Le cycle recommence au bout de 7 jours d’arrêt.

Le patch agit de la manière suivante: il bloque l’ovulation, il épaissit la glaire cervicale pour compliquer le passage des spermatozoides et enfin il amincit l’endomètre pour défavoriser une nidation éventuelle. Il ne convient pas pour les femmes :

  • Fumeuses, surtout après 35 ans
  • Souffrant (ou ayant souffert) de
    • maladies circulatoires,
    • de thrombose, d’infarctus ou de phlébite
    • de diabèthe,
    • de maladies du foie,
    • d’hypertension arterielle
    • d’obésité
    • de migraines.
  • En cas de cancer du sein ou bien de l’endomètre.

L’anneau vaginal

L’anneau vaginal est un tube de plastique très souple circulaire, d’environ 5 cm de diamètre, que l’on place au fond du vagin. Il va diffuser des hormones dans les tissus vaginaux et dans le sang, ce qui assure l’effet contraceptif. Il est composé de deux hormones, un progéstatif et un oestrogène. Il bloque l’ovolution et epaissit la glaire cervicale ce qui compliquera le passage des spermatozoides. L’anneau se place facilement : il suffit de le plier pour en faire un 8, puis de l’insérer dans le vagin.
S’il est bien positionné, peu importe l’endroit exact, on ne le sent pas. L’effet contraceptif commence directement si on l’applique le 1er jour des règles et que l’on n’utilisait pas de contraceptif hormonal le mois précédent. Placé à un autre moment du cycle, il faut utiliser un préservatif pendant 7 jours.

L’injection Contraceptive

L’injection contraceptive est une méthode contraceptive trimestrielle. Il s’agit d’une hormone progestative de synthèse, l’acétate de médroxyprogestérone, administrée par voie intramusculaire.

Ce moyen contraceptif agit à 3 niveaux. Il bloque l’ovulation, il épaissit la glaire cervicale pour éviter le passage des spermatozoides. Il atrophie également la muqueuse utérine.
Le professionnel (médecin, gynécologue, infirmière ou sage-femme) injecte le médicament dans le bras ou les fesses, de manière indolore. Il est déconseillé aux femmes ayant:

  • des saignements vaginaux inexpliqués
  • un cancer du sein ou de l’endomètre
  • des antécédents thromboemboliques
  • une maladie ou un trouble du fonctionnement du foie
  • un lupus systémique
  • du diabèthe
  • de l’hypertension arterielle
  • l’obésité
  • un fibrome utérin

Le diaphragme

Le diaphragme est un moyen de contraception mécanique et sans hormones. Il s’utilise lors de chaque rapport sexuel. Il se pose 2 heures environ avant chaque rapports sexuels.Après le rapport sexuel, gardez le diaphragme pendant minimum 8 heures et maximum 24 heures. Comme il n’offre pas une excellente protection contraceptive, il est recommandé d’appliquer systématiquement un gel spermicide en complément. Attention en raison de sa fiabilité moyenne, il ne convient pas aux femmes très fertiles, notamment les jeunes, ni à celles qui présentent de graves contre-indications à la grossesse. Il faut également se sentir à l’aise avec son anatomie pour pouvoir le manipuler.  Lorsque l’on utilise un diaphragme associé systématiquement à un gel spermicide, l’efficacité de la méthode avoisine 88 %. Elle comporte donc des risques non négligeables de grossesses non désirées.

La vasectomie

La vasectomie est une intervention chirurgicale permettant de stériliser l’homme.

La vasectomie ligature les canaux déférents, qui sont les canaux qui « véhiculent » les spermatozoïdes de leur lieu de production dans les testicules jusqu’à l’urètre, par lequel est éjecté le sperme.

Le but de la vasectomie est de bloquer le cheminement des spermatozoïdes et d’empêcher leur expulsion. L’opération consiste donc à sectionner les deux canaux déférents et à les ligaturer.

La vasectomie n’entraîne aucun effet secondaire sur le désir et le plaisir sexuel de l’homme. Le fonctionnement hormonal reste également identique.

 

La ligature des trompes

La ligature des trompes permet de stériliser la femme de façon définitive même si sur certaines méthodes on peut réparer les trompes mais  les chances de réussite varient entre 40 et 85 %. Il existe deux méthodes. L’une consiste en bloquer le passage de l’ovule.

  • soit en sectionnant la trompe puis en la ligaturant,
  • soit par électrocoagulation,
  • soit en appliquant un clip.

La seconde est la méthode Essure. Elle est réalisée en insérant un petit implant dans chaque trompe par les voies naturelles.

Ceci va provoquer une fibrose de la zone et la boucher complètement après 3 mois.

La contraception définitive ne modifie pas le plaisir et le désir sexuel des femmes.