Témoignage et lettre de signalement

par | Sep 28, 2019 | VOG | 0 commentaires

La veille de mon accouchement, la poche des eaux s’est rompue avec du sang vers 21h30-22h. La présence du sang ainsi que le fait que j’avais un taux de plaquettes bas, nous a beaucoup inquiété mon conjoint et moi. Arrivés à la maternité, la sage-femme m’a fait les examens nécessaires (toucher vaginal, monitoring, analyse d’urine, prise de sang). Avant de partir en chambre car le col était postérieur (on suppose fermé car je suis sensible au toucher vaginal) et peu de contractions sur le monitoring.

Je suis redescendu au bloc obstétrical vers 3h du matin (les contractions commençaient à être douloureuses.) Mon col était ouvert à 2, il était trop tôt pour pouvoir brancher l’anesthésie péridurale. La sage-femme m’a donc fait une piqûre pour soulager la douleur et continuer les contractions. Elle m’a ensuite installée dans la salle d’accouchement. J’étais allongée sur le côté droit avec un coussin d’allaitement.

Vers 5h30, les contractions étaient de plus en plus douloureuses, je le signale à la sage-femme qui m’explique qu’elle va téléphoner à l’anesthésiste de garde pour venir me faire la péridurale. L’anesthésiste arrive et me fait la péridurale vers 6h15. La péridurale m’a soulagée au niveau des douleurs mais j’étais perturbée par le fait que je pouvais bouger mes jambes alors que pour mon premier accouchement, mes jambes étaient complètement endormies.

Vers 7h30, la sage-femme me fait un toucher vaginal pour vérifier le col qui était à 7.

L’équipe médicale de jour est arrivé à 8h. A ce moment-là, j’ai ressentie des douleurs au niveau des fesses ( ou en bas du dos côté gauche) ; je l’ai signalée à l’équipe qui m’a répondu que ce n’etait pas des douleurs mais un gêne car j’avais une bonne péridurale. Cette douleur n’était pas en continue mais je l’ai ressentie à plusieurs reprises et ce, jusqu’à mon accouchement, l’équipe n’ayant pas pris en compte mes douleurs.

Au moment d’accoucher, la nouvelle sage-femme m’installe en position gynécologique (allongée sur le dos et mes jambes posées sur les étriers). Elle a effectué le rasage du pubis sans m’en informer et sans demander mon consentement. Elle m’a dit : «  vous avez que deux poussées à faire et vous n’aurez pas de déchirure ni d’épisiotomie ».

Elle m’a également dit « Dr « X » ne va pas être content. »mais je ne me rappelle plus pour quelles raisons elle m’a dit ça.

A son arrivée, le gynécologue obstétricien ne s’est pas présenté et n’a pas salué. J’ai ressenti rien qu’à son regard qu’il était impatient, il semblait être pressé et mécontent d’être là…

L’équipe  médicale a été très exigeante sur la position de mes jambes, mes mains et mes coudes pour faire les poussées. Je devais poser mes mains sur deux barres et bien positionner mes coudes. Ma jambe droite était sur un étrier qui n’était pas bien fixé. C’est alors que l’étrier est tombé sur le côté, ce qui a fait également chuter ma jambe. Cela a dérangé l’équipe médicale. 

Mon conjoint a proposé de tenir ma jambe, l’équipe lui a répondu « non ». J’ai voulu placer mes mains sous mes cuisses en pensant que ça permettrait de ne pas faire bouger ma jambe, l’équipe a dit « non ».

J’ai ressenti beaucoup de pression, de stress, aucun soutien de la part de l’équipe médicale pour me rassurer, me sécuriser et m’aider à me concentrer à faire les poussées.

J’ai réussi à faire la première poussée. 

Au moment de faire la seconde poussée, je n’ai pas réussi à me concentrer pour bloquer la respiration afin de pousser (j’ai inspiré puis j’ai soufflé avec la bouche ouverte) c’est alors que j’ai ressenti de nouveau cette douleur au niveau de mes fesses et du bas de mon dos et j’ai crié très fort et longtemps, ce que l’équipe médicale n’a pas du tout appréciée. On m’a dit, je cite : « arrêtez de crier, vous allez faire peur à votre bébé », mais à aucun moment on m’a demandé la raison de mon cri !

A cet instant, le gynécologue m’a donc fait une épisiotomie sans m’en informer et sans demander mon consentement. De plus,  il a utilisé des spatules pour aider le bébé à sortir, et ce, sans m’en avertir, toujours sans mon consentement. 

Pendant les poussées, l’auxiliaire de puériculture ainsi que la sage-femme ont exercé des expressions abdominales. J’ai appris plus tard que cet acte était déconseillé par la HAS depuis 2007. Mon nouveau-né tout juste posé sur mon ventre, le Dr a tiré sur le cordon ombilical brutalement pour extraire le placenta. C’est alors que ma jambe est de nouveau tombée sur le côté et j’ai bougé un peu mes fesses.

Au même moment, la sage-femme a demandé à mon conjoint de faire le tour (on suppose pour couper le cordon ombilical) et à cet instant,  le Dr a ordonné à mon conjoint, sur un ton sec, je cite :  « sortez » sans même donner d’explication et a appelé l’anesthésiste.

Mon mari, bouleversé, s’est exécuté sans avoir pu couper le cordon ombilical. On a appris beaucoup plus tard que l’anesthésiste avait été appelé pour me faire une anesthésie générale, et ce sans m’en avertir,  toujours sans mon consentement libre et éclairé.

Alors que mon conjoint patientait dans la salle d’attente sans aucune  idée de ce qu’il pouvait se passer, il a remarqué que l’anesthésiste faisait plusieurs aller-retour entre la salle d’accouchement où j’étais et une autre salle. Pas une seule fois ce dernier n’est intervenu auprès de mon mari pour le rassurer et lui donner quelques explications.

C’est lors de son retour en salle d’accouchement que la sage-femme a informé mon mari que je venais de subir une anesthésie générale car, je cite «  elle n’a pensé qu’à elle et pas au bébé ».

Les paroles de la sage-femme ont été vraiment irrespectueuses et injurieuses. Elle a dit aussi que l’équipe ne comprenait pas pourquoi je n’étais toujours pas réveillée malgré qu’ils m’aient tapoté sur les joues.

A mon réveil, J’ai remarqué l’absence du gynécologue et de l’anesthésiste. Seulement, mon conjoint, notre bébé et l’auxiliaire de puériculture étaient présents dans la salle d’accouchement. Seul mon conjoint m’a parlé : Il m’a dit qu’on m’avait fait une anesthésie générale et m’a annoncé le poids de notre bébé. Aucune personne de l’équipe est venue me voir pour me rassurer, m’expliquer ce qui s’était passé et me donner les raisons pour lesquelles on m’avait fait tout cela.

Un brancardier m’a transféré en salle de réveil. J’ai été accueillie par une infirmière qui m’a rassurée et expliquée tout ce qui s’était passé. J’ai eu beaucoup de tremblements, l’infirmière m’a mis une couverture chauffante. J’ai croisé l’anesthésiste qui m’a juste demandé si ça allait et rien d’autre. Il ne m’a donné aucune explication.

Sur les conseils de ma sage-femme, j’ai récupéré mon dossier médical et j’ai découvert que l’extraction instrumentale a été faite pour « panique maternelle » ainsi qu’une révision utérine sous anesthésie générale, toujours sans mon consentement libre et éclairé et sans utilité médicale avérée. Également, le groupage au cordon n’a pas été effectué à cause d’une “agitation +++”, or je n’ai pas fait de crise de panique et je n’étais pas agitée, c’est complètement faux.

Le lendemain de l’accouchement, le Dr et la sage-femme sont venus me voir en suite de couches. Le Dr  m’a clairement dit, je cite : « vous n’avez pas fait de poussées et vous devez aller consulter une assistante sociale. »  J’étais seule face à eux, avec mon bébé dans les bras. J’ai eu peur et je ne voulais pas leur parler. J’ai été dévastée lorsque j’ai entendu le mot « assistante sociale ». J’ai pleuré lorsqu’ils ont quitté la chambre.

La sage-femme devait revenir me voir le soir même pour qu’on ait une discussion, elle n’est jamais venue. De plus, je n’ai pas eu vraiment de suivi médical ce jour-là : juste une prise de tension le matin par la sage-femme qui était présente lors de mon accouchement. Elle s’est d’ailleurs permise de me dire que je faisais très mal ma toilette du périnée car l’épisiotomie était très gonflée et que normalement les points devaient tomber dans les 3 jours et que je devais me doucher au moins 8 fois par jour.

Le cathéter qui avait été posé sur mon avant-bras m’a été enlevé que deux jours après mon accouchement. La veille mon mari en avait fait la demande auprès des infirmières qui lui avaient répondu que l’infirmière de nuit l’enlèverait. Elle ne l’a pas fait car elle m’a expliqué que je devrais faire le lendemain un cycle glycémique suite à un diabète gestationnel et que ce dernier pourrait être fait via le cathéter. Le lendemain, l’infirmière du laboratoire m’a bien effectué un cycle glycémique mais le cathéter n’a pas été utilisé.

Une semaine plus tard, je ressentais de très fortes douleurs à l’avant-bras sur lequel était posé le cathéter ainsi qu’une perte de force pendant plusieurs jours.

A mon retour à domicile, ma sage-femme libérale, lors d’un contrôle de la cicatrice de l’épisiotomie, a découvert que j’avais eu également une déchirure qui ne m’avait pas été signalée. Elle  m’a alors conseillée de réclamer mon dossier médical car elle était stupéfaite du déroulement de mon accouchement.

A ce jour, je viens encore à me poser les questions suivantes, qui demeurent toujours sans réponse :

  • Pourquoi le Dr et l’équipe n’a pas pris en compte mes douleurs ?

  • Comment peut-on justifier le fait que le Dr ait pris la décision unilatérale d’utiliser les spatules après seulement deux poussées alors que le rythme cardiaque de mon bébé ne présentait aucun problème ?

  • Comment justifier le recours à l’expression abdominale alors qu’elle est interdite ?

  • Pour quelles raisons le Dr n’a pas respecté la loi sur le consentement libre et éclairé pour pratiquer un acte chirurgical : l’épisiotomie ?

  • Pourquoi le Dr a tracté vivement sur le cordon sans attendre l’expulsion naturelle du placenta ?

  • Y-a-t-il eu une rupture du cordon ombilical ?

  • Comment peut-on justifier une anesthésie générale sans explication et sans nous prévenir (même dans mon dossier médical)?

  • Pourquoi mon conjoint n’a pas pu rester auprès de notre bébé pour les premiers soins? Quels soins ont été fait sur notre bébé? On a remarqué la présence d’un pansement sur l’une des deux mains de notre bébé, on nous a rien dit, rien expliqué. 

      –    Qu’entend le Dr par « panique maternelle » et « agitation +++ » ?

  • Comment peut-on justifier la nécessité d’une révision utérine ? Et ce sans mon consentement ?

  • Comment on peut m’avoir parlé de cette façon-là, de m’avoir jugée de cette façon-là ?

  • Quel est le rapport entre le fait que l’on ne m’a pas laissé pousser et l’assistante sociale ?

  • Comment peut-on justifier la nécessité d’une prise en charge par une assistante sociale ?

  • Pour quelles raisons la sage-femme n’est pas venue me voir le soir même ?

A  savoir que depuis mon accouchement,

Entre décembre 2018 et mars 2019, j’ai ressenti des douleurs en bas du dos côté gauche ainsi que sur ma hanche gauche et cuisse gauche, c’étaient les mêmes douleurs ressenties le jour de mon accouchement. J’ai consulté mon médecin traitant  qui pensait au départ à une sciatique et m’a donc prescrit des séances de kinésithérapie. Ma kinésithérapeute m’a expliqué qu’il ne s’agissait pas d’une sciatique mais d’un problème au niveau du sacro-iliaque et que la cause de ces douleurs étaient liée à mon accouchement traumatique. J’ai également un suivi psychologique accompagné d’un traitement EMDR.

J’ai contacté l’association CIANE qui m’a beaucoup soutenue et aidée dans les démarches. Sur leur conseil, J’ai écrit une lettre pour demander des explications au médiateur de la clinique. J’ai eu un rendez-vous de médiation avec la  Commission des Usagers (CDU) de la clinique le 12 mars dernier. Le rendez-vous s’est très bien passé mais je n’ai pas pu obtenir de réponse à mes questions car le Dr et la sage-femme qui m’ont accouché n’étaient pas présents. Le gynécologue de la CDU  m’a dit que tout ce qui s’était passé n’était pas normal et qu’il avait même honte. Il m’a également affirmé  qu’il allait de nouveau envoyer une lettre au Dr pour obtenir toutes les réponses à mes questions. A ce jour, j’ai dû contacter l’ARS pour signaler que je n’ai toujours pas reçu le compte-rendu de la médiation.

Je décide de faire un signalement contre le Dr.

 Comme vous avez pu le lire précédemment, j’ai été victime des faits suivants : 

  • Je n’ai pas été informé des faits et gestes qui m’ont été prodigués lors de mon accouchement

  • J’ai été victime d’une absence de demande de consentement libre et éclairé comme l’exige la loi Kouchner de 2002

  • J’ai subi, ainsi que mon mari, l’attitude inadmissible et non déontologique du Dr 

  • J’ai été victime du non respect de la bientraitance et des droits des patients.

 

Je joins à cet effet, tous les justificatifs et pièces prouvant la véracité de mon témoignage et qui pourraient se révéler utiles dans la suite de cette affaire.

 

J’attire votre attention sur les recommandations rappelées ci-après qui sont tirées du guide méthodologique  « Qualité et sécurité des soins dans le secteur de naissance » publiée par la HAS en mars 2014.

 

“L’équipe veille au respect des droits des patients et promeut la bientraitance, en lien avec la commission des usagers des établissements de santé. La bientraitance se traduit par la qualité de la relation avec la femme et l’accompagnant, la prise en compte des préférences et des attentes exprimées dans le projet de naissance, si celui-ci existe et s’il n’est pas incompatible avec la sécurité, l’hygiène ou les protocoles établis. Le projet peut rester oral ou être mis par écrit dans le dossier médical, sachant qu’il peut évoluer dans le temps, la femme pouvant changer d’avis ou la survenue d’une complication imprévue pouvant imposer une décision médicale urgente.

Outre les droits du patient (personne de confiance, confidentialité, information sur son état de santé, etc.) (loi n° 2002-303 du 4 mars 2002 relative aux droits des malades et à la qualité du système de santé), la bientraitance dans le secteur naissance inclut :

– le respect du choix fait par la femme, de l’accompagnant présent au moment du travail et de l’accouchement ;

–  le soutien attentif de la femme et de l’accompagnant durant l’accouchement ;

– l’intimité et la dignité sur le lieu de l’accouchement (salle de naissance individuelle et insonorisée, etc.) ;

–  l’information sur la prise en charge de la douleur, la proposition d’un contact en peau à peau et de la mise au sein, les facteurs de risque éventuellement identifiés et les modalités de leur prise en charge sur place ou dans le cadre d’une orientation ou d’un transfert et en cas de césarienne programmée, les risques pour les futures grossesses ;

– la prise en compte de la demande des femmes accouchant dans le secret (de façon anonyme).

 

Il est recommandé d’informer la femme enceinte des étapes de l’accouchement et des pratiques mises en œuvre en salle de naissance au sein de tout service de maternité et des modalités de prise en charge au sein d’une maison de naissance ou d’unité physiologique afin de l’aider à faire des choix éclairés.

 

Les informations portent sur :

– l’organisation de la maternité (notamment pendant le service de garde) et des limites que l’organisation impose quant au libre choix d’un praticien ou à la disponibilité de certains moyens et techniques ;

– toute intervention médicale pouvant être proposée et réalisée au cours du travail et de l’accouchement. Toute intervention ou pratique de soins non urgente doit faire l’objet d’un consentement oral libre et éclairé ;

– les indications, les possibilités, les limites, les risques éventuels et les contre-indications des différentes interventions non médicamenteuses (acupuncture, immersion, etc.), médicamenteuses (anesthésie loco-régionale, administration d’ocytocine, etc.) et techniques (auscultation intermittente, amniotomie, épisiotomie, etc.) utilisables au cours du travail et de l’accouchement, et notamment pour diminuer la douleur. Elles seront clairement exposées et discutées, afin d’aider les femmes à faire un choix éclairé.

 

Ces recommandations concernent le nouveau-né, né à terme, dans un contexte de liquide amniotique clair. Si les paramètres observés sont satisfaisants (respiration présente, cri franc et tonicité normale), il est recommandé de proposer à la mère de placer aussitôt le nouveau-né en peau à peau avec sa mère si elle souhaite, avec un protocole de surveillance (grade B), de le sécher de lui mettre un bonnet et de le couvrir avec un lange sec et chaud, et d’évaluer le score d’Apgar à une et à cinq minutes. Il est recommandé d’éviter la séparation de la femme et de son enfant car cette proximité physique est l’un des éléments essentiels permettant un attachement de bonne qualité entre la mère et son enfant. Il est recommandé de veiller à ce que tout examen ou traitement du nouveau-né soit entrepris avec le consentement des parents et en leur présence ou, si cela n’est pas possible, après les en avoir informés.

 

La loi du 4 mars 2002 relative aux droits des malades et à la qualité du système de santé codifiée dans le code de la santé publique (CSP) a consacré le droit du patient à être informé sur son état de santé. Avant toute intervention et après en cas de dommage associé aux soins ou d’exposition à de nouveaux risques.

 

L’article L.1111-2 du CSP indique que « toute personne a le droit d’être informée sur son état de santé». Le texte précise que cette information porte sur les différentes investigations, traitements ou actions de prévention qui sont proposés, leur utilité, leur urgence éventuelle, leurs conséquences, les risques fréquents ou graves normalement prévisibles qu’ils comportent ainsi que sur les autres solutions possibles et sur les conséquences prévisibles en cas de refus.

 

Le corollaire de ce droit à l’information, c’est l’obligation d’information qui incombe au professionnel de santé. « Le médecin doit à la personne qu’il examine, qu’il soigne ou qu’il conseille une information loyale,claire et appropriée sur son état, les investigations et les soins qu’il lui propose. Tout au long de la maladie, il tient compte de la personnalité du patient dans ses explications et veille à leur compréhension, précise l’article 35 du Code de déontologie médicale (CDM).

 

Le patient a le droit d’accepter ou non les soins que lui propose le médecin. Ce dernier doit donc informer son patient de façon claire, de manière à ce que celui-ci puisse donner ou non son consentement « libre et éclairé » (article 36 du CDM et article L.1111-4 du CSP).

 

L’article L.1110-5 du CSP stipule que « toute personne a le droit de recevoir des soins visant à soulager sa douleur. Celle-ci doit être en toutes circonstances prévenue, évaluée, prise en compte et

traitée. ». L’article 37 du CDM indique qu’ « en toutes circonstances, le médecin doit s’efforcer de

soulager les souffrances du malade par des moyens appropriés à son état, et le soutenir moralement».

 

L’article L.1111-4 du CSP précise que : « Lorsque la personne est hors d’état d’exprimer sa volonté, aucune intervention ou investigation ne peut être réalisée, sauf urgence ou impossibilité, sans que la personne de confiance prévue à l’article L.1111-6, ou la famille, ou à défaut, un de ses proches ait été consulté ». L’article 37 du CDM rappelle que, dans ce cas, la personne de confiance peut demander la mise en oeuvre de la procédure collégiale (prévue dans le cadre de la loi sur la fin de vie, cf. pp. 18-19). Elle est consultée sur les souhaits qu’aurait exprimés le patient, à défaut d’avoir rédigé des directives anticipées, et son avis doit être pris en compte dans la décision de limitation ou d’arrêt de traitement. La nature et les motifs de la décision lui sont communiqués.

 

J’attire votre attention sur le fait que l’article 40 du CDM précise que le médecin doit s’interdire, dans les investigations et interventions qu’il pratique comme dans les thérapeutiques qu’il prescrit, de faire courir au patient un risque injustifié.

 

L’article 41 du CDM précise qu’aucune intervention mutilante ne peut être pratiquée sans motif médical très sérieux et, sauf urgence ou impossibilité, sans information de l’intéressé et sans son consentement.

 

Dans ces conditions, je vous prie de bien vouloir enregistrer ma doléance  afin de donner une suite légale à cette affaire et de faire valoir mes droits.

 

Dans l’attente de vous lire, je vous prie d’agréer, Madame la Présidente, l’expression de mes sentiments les meilleurs.

Voilà le récit de mon accouchement en entier. Dans la lettre de signalement, je ne l’ai pas noté en entier car il fallait juste retenir le comportement du gynécologue donc la partie qui suit le récit, il y a une liste de questions, puis un paragraphe sur ce qui s’est passé après, enfin il y a plusieurs paragraphes comportant des textes de loi du code de la déontologie médicale et du code de la santé publique (que j’ai cherché et lu seule et choisi les articles de lois utiles dans ma situation pour me référer aux erreurs du médecin.

Battons nous toutes et tous ensemble pour lutter contre les violences obstétricales et gynécologiques ! 

Marine Gabriel

Fondatrice de Balance Ton Utérus